
Le deuxième essai nucléaire commis par la Corée du Nord pourrait valoir à Pyongyang d’apparaître de nouveau sur la liste de Washington qui regroupe les États accusés de soutenir le terrorisme.
Les États-Unis étudient actuellement cette possibilité, a déclaré dimanche Hillary Clinton, la secrétaire d’État américaine, sur la chaîne de télévision américaine ABC.
La demande a été formulée par 16 sénateurs républicains.
« Il existe tout un processus pour cela, a dit l’épouse de l’ancien président américain, alors qu’elle se trouvait au Caire. De toute façon, nous devons voir des signes récents de leur soutien au terrorisme international. »
En octobre 2008, la Corée du Nord avait été retirée de cette liste par l’administration Bush.
« Apparemment, a précisé Hillary Clinton, il y a une raison pour laquelle ils ont été ôtés de cette liste, et cette raison est contrariée par leurs actes. »
De leur côté, les sénateurs républicains comptent bien faire plier la majorité démocrate pour que soit adoptée une telle décision.
Jim DeMint, sénateur républicain, a écrit dans un communiqué diffusé mercredi que « les actions provocatrices de la Corée du Nord doivent avoir des conséquences ».
« Retirer la Corée du Nord de la liste des États terroristes a été un désastre, a-t-il ajouté, et Kim Jong-il a pu ainsi avoir accès à des fonds gelés auparavant afin de favoriser sa course ambitieuse à l’arme nucléaire. »
En échange du retrait de cette liste, les États-Unis avaient proposé à la Corée du Nord de stopper son programme nucléaire, d’accepter le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les installations et de démanteler l’important complexe situé à Yongbyon.
Le 25 mai, Pyongyang a procédé à son deuxième essai nucléaire avant de tester plusieurs missiles de courte portée.
Selon la presse sud-coréenne, le pays s’apprêterait à assembler un missile à longue portée.
Publié le 08/06/2009
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