
L’ex-chef du renseignement italien, le général Nicolo Pollari, a-t-il aidé la CIA en février 2003 à enlever l’imam égyptien Abou Omar qui se trouvait en Italie ?
L’homme, jugé actuellement dans un procès qui se tient à Milan, a déclaré qu’il n’avait aucun lien, direct ou indirect, avec cette affaire :
« Je suis totalement étranger aux événements en question », a-t-il affirmé, précisant que les éléments pouvant prouver son innocence sont abrités derrière le secret d’État.
Concernant cet enlèvement, Pollari a même ajouté :
« Je n’ai jamais offert de soutien moral, matériel ou autre. »
L’ancien chef du renseignement italien, qui a été limogé en novembre 2006, soit quelques mois après les événements, n’est pas le seul homme inculpé dans cette affaire.
Trente-trois personnes, dont 26 agents de la CIA, sont actuellement jugées, accusées d’avoir participé au rapt d’Abou Omar, un homme soupçonné de terrorisme. L’imam, quant à lui, aurait subi des tortures après son transfert en Égypte.
Convoqués également à la barre, six Italiens, parmi lesquels se trouve l’ancien bras droit de Nicolo Pollari qui travaille dans le service de renseignement militaire (SISMI), n’ont pas souhaité répondre aux questions du procureur.
Tous invoquent le « secret d’État ».
Publié le 27/05/2009
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