
Pourquoi Leon Panetta, le nouveau directeur de la CIA nommé par Obama, n’interdit-il pas définitivement à ses agents d’enlever des suspects n’importe où dans le monde ? Pourquoi ne met-il pas non plus un terme aux opérations de détentions de courte durée ?
Dans un document de trente pages intitulé « Mixed Messages » (« messages ambivalents ») et publié le 29 avril, l’ONG Amnesty International interroge l’Agence centrale de renseignement sur ses méthodes musclées.
Selon elle, de grandes avancées en matière de défense de droits de l’homme sont encore à produire du côté du gouvernement américain.
Même si elle loue la décision du président Barack Obama de publier les mémorandums écrits par les juristes de l’administration Bush autorisant la torture pendant les interrogatoires, elle déplore le fait que le chef de l’exécutif se soit opposé à la création d’une commission d’enquête indépendante sur la torture, privilégiant ainsi une enquête à huis clos menée par la commission sénatoriale du renseignement.
Amnesty International s’interroge et s’inquiète également sur le sort des prisonniers de Guantanamo. Depuis janvier, un seul détenu sur 240 a été libéré, et aucun n’a été inculpé.
« Les gestes et les demi-mesures symboliques sont loin d’être suffisants », conclue-t-elle dans ce document.
Publié le 29/04/2009
Aucun avis pour le moment - soyez le premier à donner le vôtre !
Pour écrire un avis, vous devez être identifié.